 sidamis
|
| | Aller à la page : 1, 2, 3  | | Auteur | Message |
|---|
maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Lun 31 Déc - 15:40 | |
| Comme les avocats de la défense lorsqu'ils interrogent leurs clients en plein procès, les ministres ne devraient poser, à haute voix, que des questions dont ils connaissent déjà la réponse. C'est plus prudent. C'est ce principe de précaution qu'aurait dû respecter la ministre de la Santé,Roselyne Bachelot, avant de s'exclamer à propos des nouvelles franchises médicales qu'elle instaure : “Mais qui ne peut pas payer quatre euros par mois ?” A la vérité, pas mal de personnes,comme la ministre semble curieusement l'ignorer. Les personnes les plus démunies, dont toutes n'ont pas été exonérées, auront ainsi le plus grand mal à s'acquitter de ce nouvel impôt sur la maladie. Car, il s'agit bien de cela. La question ministérielle comprend d'ailleurs sa part de provocation, comme cet argument, maintes fois rabâché, que ces nouvelles taxes “responsabiliseront” davantage les malades ! Comme si nous avions le choix de limiter nos consommations de soins, nous qui sommes, sans doute, condamnés à vie de fréquenter les hôpitaux et les pharmacies. Un argument pas très noble qui vise à culpabiliser les personnes malades pour les dépenses que leur état de santé impose. En réalité, il y a derrière ce “Qui peut payer ?”, une question tout aussi importante : “Qui doit payer ?” Est-ce vraiment aux malades, et à eux seuls, de payer pour les malades ? Est-ce aux malades du sida de payer pour les soins palliatifs ? Est-ce aux personnes atteintes d'Alzheimer ellesmêmes, de payer le plan destiné à les prendre en charge ? On voit là l'absurdité d'un dispositif qui crée une rupture irrémédiable dans le pacte de solidarité qui nous unissait tous, bien-portants et malades. A l'évidence, toutes les ruptures ne sont pas bonnes à prendre. Les franchises médicales sont profondément injustes parce que leur mise en place conduira certaines personnes à reporter les soins dont elles ont pourtant besoin. Elles sont injustes parce qu'elles augmenteront considérablement le coût de l'accès aux soins. Elles sont injustes parce qu'elles pénaliseront des personnes aux ressources déjà modestes. Elles sont injustes aussi parce qu'elles taxent des personnes : les malades, qui n'ont jamais demandé à l'être. Il faut une sacrée dose d'aveuglement pour ne pas voir que les personnes touchées par une maladie chronique, celles touchées par le VIH par exemple, doivent, malgré le “100 %”, faire face à des dépenses de santé plus élevées que le reste de la population. Il faut une sacrée morgue pour agiter le drapeau de la solidarité en faisant porter tous les efforts sur les personnes malades, sur les personnes les plus démunies, sans distinction aucune. D'autant plus que les économistes de la santé savent bien que les franchises sont contre-productives pour équilibrer le déficit de la Sécurité sociale. C'est un étrange choix de société que d'en appeler aux malades plutôt qu'à la solidarité nationale pour financer les “nouveaux besoins de santé”. C'est une certaine vision de la solidarité que de taxer la maladie plutôt que les stocks options, ou de ne pas toucher aux bénéfices record de l'industrie pharmaceutique. C'est un curieux pari sur l'avenir que de privilégier le budget de la défense plutôt que celui de la santé. En réalité, c'est d'abord une honte que d'instaurer un impôt sur la maladie. Une honte aussi de nous faire comprendre en toutes franchises que nous sommes coupables d'être malades ! Et coupables de nous soigner !Bruno Spire, président de AIDES SOURCE : EDITO remaides dec07 _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer
Dernière édition par le Lun 31 Déc - 16:50, édité 1 fois |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Lun 31 Déc - 16:45 | |
| FRANCHISES MODE D EMPLOI Il s'agit d'une somme forfaitaire qui reste à la charge de l'assuré pour les actes de soin : examens, médicaments, consultations, etc. Son montant est fixé à 50 euros par personne pour 2008. Ce montant pourra augmenter par simple décret, chaque année. La franchise est un montant en dessous duquel la Sécurité sociale n'effectue pas de remboursement de soins ni de médicaments. Pour 2008, les franchises sont fixées à 50 centimes par acte paramédical (une séance de kiné par exemple), à 50 centimes par boîte de médicaments et à 2 euros par trajet en ambulance. Chaque personne doit payer ces franchises à chaque fois, jusqu'à ce qu'il atteigne la somme de 50 euros. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes qui bénéficient de la CMU (couverture maladie universelle) en sont dispensés. Ces nouvelles franchises s'ajoutent à celles qui existent déjà comme le 1 euro par consultation par exemple, et qui sont plafonnées, elles aussi, à 50 euros par an. Ces franchises pourraient être prises en charge par les mutuelles (rien n'est encore définitivement décidé), mais le prix des mutuelles pourrait alors augmenter.
Après les franchises, le gouvernement n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Il envisage ainsi une nouvelle réforme concernant les affections de longue durée (ALD), actuellement au nombre de 30. Ce que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a confirmé en octobre, à l'Assemblée Nationale : “Le président de la République et le Premier ministre m'ont chargée d'une mission particulière sur les affections de longue durée, en vue de proposer un nouveau calcul du reste à charge permettant de protéger au mieux les plus faibles.” Dans les faits, il s'agirait plutôt de remettre à plat le système en s'appuyant sur les recommandations de la Haute autorité de santé. Par exemple, en instaurant que l'exonération à 100 % du ticket modérateur n'aurait plus un caractère permanent pour toutes les ALD mais serait fonction du “stade d'évolution de l'affection”. Obsédé par les comptes sociaux et effrayé par leur déficit, le gouvernement n'oublie pas que près de huit millions de personnes sont atteintes d'une ALD et que leur nombre augmente de plus de 5 % par an, depuis dix ans. Les soins concernant les ALD représentent près de 60 % du total des dépenses remboursées par l'assurance maladie, d'où l'idée de s'y attaquer. Autre chantier annoncé, une réforme de l'allocation aux adultes handicapés pour, là encore, restreindre le nombre de bénéficiaires. SOURCE / REMAIDES _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | Calimero

   Age : 42 Inscrit le : 07 Oct 2005 Messages : 97 Localisation : Lutèce sexualité : hétérosexuel célib. ou en couple ? : seul dans son poulailler
| Sujet: Re: franchises médicales... Lun 31 Déc - 20:12 | |
| Cette franchise devra s’appliquer en France, or en France je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de gens ne pouvant pas dépenser 4€ par mois pour leur santé, même pour un Rmiste il s’agit d’une somme faible (c’est moins que le prix d’un seul paquet de cigarette).
Par contre je doute fort qu’un tel système puisse être responsabilisant, je penche plutôt pour une volonté d’instaurer une nouvelle taxe sous couvert de responsabilisation.
Pour ma part je n’aurais rien contre l’instauration d’une telle taxe et je vais même prendre le risque de faire hurler en avançant que je serais même favorable à ce que ce plafond de 50€ soit un plafond minimum… En effet si 50€ par est une somme raisonnable pour les plus modestes elle devient en revanche insignifiante pour les personnes aux gros revenus, aussi je serais partisan pour que cette franchise et son plafond soient fonction des revenus de l’assuré social.
Par exemple : -0,50€ par boîte de médicament et un plafond annuel de 50€ pour ceux dont les revenus seraient inférieurs à 50% du plafond de la SS, -1€ par boîte de médicaments et un plafond annuel de 100€ pour ceux dont les revenus seraient compris entre 50% et 100% du plafond de la SS, -1,50€ par boîte de médicaments et un plafond annuel de 150€ pour ceux dont les revenus seraient compris entre 100% et 150% du plafond de la SS,…
Avec un tel système la SS ferait des économies en économisant sur le montant des franchises mais surtout en ayant probablement moins de dossiers à traiter (sans doute des procédures devraient pouvoir permettre un allégement du volume global de gestion des dossiers).
Enfin pour les montants donnés en exemple un tel système serait peu douloureux financièrement parlant, les personnes susceptibles d’être beaucoup taxées étant aussi celles dont les revenus le permettent.
|
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Lun 31 Déc - 20:34 | |
| Non les personnes bcp taxées seront celles qui ont besoin de médicaments c'est tout à fait autre chose. Le principe à la base est delui de solidarité nationale, pour que les bien portants contribuent aussi.... ce qui ne sera plus le cas. Seuls les malades vont payer pour les malades. Ce qui en soi est déja tout à fait contestable. Ou est passé le principe de solidarité? Je n'ai rien contre cotiser à titre perso mais je pense à ceux qui ne peuvent plus travailler, qui vivent du rmi ou de l'aah...
Et 4€ pour une personne qui touche 440 euros par mois pour vivre, se loger, s'alimnenter, se vetir, payer l'eau, l'electricité le telephone... ce ne serait rien...? Ces personnes zappent deja un tas de soins comme les dents, les yeux ...
Prie pour que ca ne t'arrive jamais et que tu vois l'incohérence de tes propos. Attendons de voir ce que tu diras quand ton ald ne sera plus à 100% ... Quand il s'agit de son porte monnaie de son propre acces aux soins on devient vite plus lucide.  _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: franchises médicales... Mar 1 Jan - 11:53 | |
| déja faudra faire la chasse au gaspillage dans les hopitaux et y'aurais moins de dépenses que NOUS serions obligé de comblé. ici il font des travaux à tours à l'hopital il détruise certains batiments sans meme les vider (meubles, informatiques etc ....) et bien d'autres choses du genre je pourrait passer des heures à en citer. alors ........... |
|  | | Calimero

   Age : 42 Inscrit le : 07 Oct 2005 Messages : 97 Localisation : Lutèce sexualité : hétérosexuel célib. ou en couple ? : seul dans son poulailler
| Sujet: Re: franchises médicales... Mar 1 Jan - 20:19 | |
| La comparaison avec les soins dentaires ou optiques n’est pas bien pertinente, ceux-ci portant sur des montants très largement supérieurs aux plafonds ici évoqués.
Oui je maintiens que 4€ par mois reste une somme faible quand il s’agit de se soigner, et ce même quand on ne gagne que le RMI, soit tout de même 110 fois plus dans le même mois.
On peut avancer divers arguments contre une telle franchise mais certainement pas celui du montant actuel proposé, d’autant qu’il ne s’agirait ici que d’un plafond qui ne serait que très rarement atteint.
On peut objecter que tel quel ce système aurait peu de chance de limiter les dépenses de santé en « responsabilisant » (justement montant trop faible), on peut objecter que ce serait une façon hypocrite de créer un impôt sur la maladie sans oser le dire, on peut objecter que le montant actuel pouvant être révisé par décret peut effectivement être la porte ouverte à des augmentations futures qui pourraient effectivement peut-être amener à des montants trop élevés pour certaines personnes, en revanche clamer que 4€ par mois constitue une somme telle qu’elle pourrait remettre en question la volonté de se soigner des plus pauvres des français me parait contre-productif et décrédibilise les tenants d’un tel discours.
P.S. : Je crois qu’il y a eu confusion entre le système proposé par le gouvernement actuel et celui que j’ai brièvement proposé, c’est dans ce dernier (le mien) que la taxation serait en partie fonction des revenus. |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Mar 1 Jan - 20:33 | |
| Je crois que le prix d'une trithérapie mensuelle est largement celui de lunettes ou de soins dentaires...
Ce que je critique dans ce système et que tu ne développes pas c'est de taxer les malades pour les autres malades au lieu de la collectivité entière !
De quelle responsabilisation parle-t-on donc ? Est ce qu'une personne dépositaire du vih , d'un cancer, ou de toute autre pathologie longue et invalidante n'est pas responsabilisée de par ce qu'elle vit deja ? doit elle subir ce racket sur l'acces aux soins alors qu'une grande partie de ces malades sont dans des situations de précarité qui ne leur permet meme pas d'agir au mieux pour optimiser leurs chances ? Pourquoi ces personnes la subiraient un impot supplémentaire ?
La solidarité nationale ce n'est pas ça à mes yeux. C'est la participation collective et logiquement elle doit aller dans des critères de ressources pour être juste ,
Il serait intéressant de connaitre les chiffres dans ce domaine du social, combien de seropos jouissent d'une bonne qualité de vie financière ? Il va de soi que tant qu'ils sont capablessde travailler ok mais après ? Quelles sont les proportions par rapport à la population non malade par ex .
, je souhaiterais juste que notre système de santé ne laisse pas en route ceux qui n'ont pas les moyens d'être en bonne santé pour une question de moyens.la santé ne peut pas etre comme un autre bien marchand. _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | izeline

  Age : 56 Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 306 Localisation : caen sexualité : femme célib. ou en couple ? : 53
| Sujet: Re: franchises médicales... Mer 2 Jan - 20:06 | |
| Heureusemetn à ce jour, il n'est pas question de toucher aux ALD ....
Par contre oui on touche au système de solidarité et cela est sérieux.. et dire que si on avait le plein emploi, les cotisations peut être seraient suffisantes ..........
La gaspie dans les hopitaux ? là on en est plutôt aux économies mesquines .; ex : certains produits ne sont plus donnés au malade car "de confort", il semblerait qu'au CHU de Caen le gouter soit entrain de diparaitre car il prend trop de temps de personnel pour le disribuer !!..........
Pour les locaux : les anciens sont amientés et cela coute plus cher de les désamienter et de les restaurer que de refaire du neuf !! ( source perso, un responsable financier d'un grand hopital ! ) |
|  | | Calimero

   Age : 42 Inscrit le : 07 Oct 2005 Messages : 97 Localisation : Lutèce sexualité : hétérosexuel célib. ou en couple ? : seul dans son poulailler
| Sujet: Re: franchises médicales... Mer 2 Jan - 20:19 | |
| Je crois que l’on commence à tout mélanger.
Si les multithérapies VIH coutent certainement plus chères qu’une paire de lunette ou que la plupart des soins dentaires elles sont en revanche intégralement remboursées alors que les lunettes et soins dentaires sont réputés être eux très mal remboursés et que la plupart des gens doivent souvent laisser de leur poche plusieurs centaines d’euros (voir parfois plus pour ce qui est des dents) pour ces derniers soins.
Expliquer que 4€ par mois serait une somme telle en France qu’elle exclurait du système de santé des gens et appuyer ces propos en évoquant les gens qui reculent pour des raisons financières à changer de lunettes de vue ou à bénéficier de certains dentaires n’est pas crédible. On peut ne pas vouloir dépenser d’un coup 200€ pour une paire de lunettes et accepter de débourser dans le pire des cas en moyenne 4€ par mois pour d’autres soins. Pour ce qui est des multithérapies VIH les petits séropositifs privilégiés de France n’y renoncent pas pour raisons financière pour la simple et bonne raison qu’elles leurs sont dispensées gratuitement.
Pour le reste on peut effectivement critiquer le principe même de cette nouvelle taxe, même si je ne suis pas aussi certain que cela qu’elle soit indéfendable.
Un argument en sa faveur : même si la franchise est symbolique elle pourrait permettre de rappeler à chacun que rien n’est gratuit. Je trouve que c’est un argument qui peut se discuter. |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Mer 2 Jan - 20:59 | |
| Si izeline il est question de toucher aux ald
regarde plus haut... 
Il faut espérer calimero que la non credibilité te restera acquise par non experience...Je connais des personnes qui sont dans cette réalité "non crédible'de tout compter à l'euro près. Ne pas en faire partie ne rend pas notre indifférence moins coupable.
Une majorité de gens croient ne connaitre aucun séropo de la même façon. _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: franchises médicales... Jeu 3 Jan - 8:14 | |
| | coucou si j'en crois un article parut dans la nouvelle république (quotidien de la région centre) d'aujourd'hui les pharmaciens rassurent les patients la franchise médicale ne touchera pas les traitements |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Jeu 3 Jan - 18:09 | |
| |
| | . La ministre de la Santé inaugure jeudi un système de "chèque-santé", consistant en une avance de frais pour l'acquisition d'une complémentaire santé pour les revenus modestes.
. En France, près d'un Français sur dix ne bénéficie d'aucune complémentaire santé.
|
Le chèque santé, mis en place mercredi et inauguré ce jeudi à la CPAM de la Garenne-Colombes par Roselyne Bachelot, n'est pas une nouvelle aide à l'acquisition d'une complémentaire mais un procédé visant à la simplification des systèmes existants. Il s'adresse aux personnes dont les revenus dont immédiatement supérieurs au plafond fixé par la Sécurité sociale pour pourvoir bénéficier de la CMU (couverture maladie universelle), soit les revenus compris entre 606 euros par mois et 727,25 euros. "Ce plafond est majoré de 10,8% dans les départements d'Outre-Mer", précise-t-on au ministère de la Santé.
En fonction de leur âge et de leur situation familiale, les bénéficiaires recevront une aide comprise entre 100 et 400 euros sous la forme d'un chèque. "Les assurés connaîtront donc immédiatement la somme dont ils seront exonérés pour souscrire à une complémentaire", précise le ministère. Ils devront envoyer directement le chèque à la mutuelle qui ne leur facturera que le montant restant.
Toutefois, l'aide représentera au maximum 50% du montant de la complémentaire. La fourchette de revenus aidés et le montant de l'aide elle-même ne varient pas. La ministre de la Santé compte cependant sur le système du chèque-santé pour donner un coup de fouet à une aide qui peine à trouver son public. Sur les 2 millions de personnes potentiellement concernées par l'aide à l'acquisition d'une complémentaire, aide mise en place en 2003, seuls 10% en bénéficient à ce jour. En France, près d'un Français sur dix ne bénéficie d'aucune complémentaire santé.
source : lci http://tf1.lci.fr/infos/economie/social/0,,3671858,00-bachelot-lance-cheque-complementaire-sante-.html[url=http://tf1.lci.fr/infos/economie/social/0,,3671858,00-bachelot-lance-cheque-complementaire-sante-.html][/url] _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Jeu 3 Jan - 20:04 | |
| Le gouvernement relance l´aide à la complémentaire santé avec le chèque santé
Les personnes dont les revenus sont compris entre 606 euros - au dessus du plafond donnant droit à la couverture maladie universelle - et 727,25 euros par mois ont désormais accès à un « chèque santé » pour couvrir près de 50 % du coût de l´acquisition d´une complémentaire santé. « Jusqu´à aujourd´hui, la complexité du dispositif permettant d´avoir accès à cette aide freinait considérablement son utilisation par les assurés : sur deux millions de bénéficiaires potentiels, 10 % seulement l´ont utilisée », justifie le ministère de la Santé, qui lance aujourd´hui ce nouveau dispositif destiné aux « foyers les plus modestes ». Le montant de ce chèque peut aller de 100 à 400 euros et varie en fonction de l´âge et de la situation de famille.
Titulaire du chèque qu´il aura obtenu après avoir rempli un formulaire disponible sur le site de la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam) ou auprès d´hôpitaux ou d´associations, l´assuré devra l´envoyer à la complémentaire santé de son choix pour en bénéficier. « Une démarche immédiate et simple », fait valoir le ministère. Un effort d´information sur l´accès au dispositif est prévu par le réseau des caisses de sécurité sociale et les organismes de protection complémentaire. Des courriers ciblés vers les bénéficiaires du minimum vieillesse et ceux des prestations familiales dont le revenu correspond approximativement aux publics éligibles seront d´ailleurs envoyés en début d´année.
Créée par la loi de réforme de l´assurance maladie du 13 août 2004, l´aide à l´acquisition d´une complémentaire santé (ACS) n´avait pas eu le succès escompté, ne touchant selon une enquête de l´Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) que 200 000 personnes sur 2 millions de bénéficiaires potentiels. Réservée aux assurés sociaux dont les revenus n´excèdent pas de plus de 20 % le plafond d´attribution de la CMU complémentaire, cette aide financière de 100 à 400 euros permettait de réduire à peu près de moitié le montant du contrat individuel d´assurance complémentaire santé souscrit auprès d´une mutuelle, d´une société d´assurance ou d´une institution de prévoyance. Après l´avoir demandée auprès de sa caisse d´assurance maladie, le bénéficiaire potentiel obtenait, en cas d´accord, une attestation à présenter à la complémentaire santé. « L´ACS ne marche pas, en grande partie parce qu´elle n´a pas été portée par les institutions sociales », jugeaient en septembre Bertrand Fragonard et Raoul Briet dans leur rapport sur la mise en œuvre du bouclier sanitaire.
En déplacement mercredi à la caisse primaire d´assurance maladie de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), pour remettre les premiers chèques santé, Roselyne Bachelot a par ailleurs insisté sur la nécessité d´établir des « règles claires » entre le médecin et le patient sur le sujet des honoraires et des dépassements. Décidée à « garantir un égal accès au système de santé », la ministre de la Santé a rappelé l´obligation pour le médecin ou le dentiste de remettre une information écrite préalable précisant le tarif des actes qu´il se propose d´effectuer, ainsi que éventuellement, la nature et le montant des dépassements qu´il facturera, et ce lorsque les honoraires seront supérieurs à un seuil fixé par arrêté ministériel. Un seuil qui « devra être fixé à un niveau suffisamment élevé pour ne concerner que les actes lourds », a-t-elle précisé. Roselyne Bachelot a également annoncé que le décret sur l´affichage des honoraires dans les cabinets médicaux est en cours d´élaboration. Elle s´est enfin montrée déterminée à renforcer les sanctions en cas de non respect de ces nouvelles dispositions.
Source:Egora _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Sam 5 Jan - 16:44 | |
| Bruno-Pascal Chevalier, atteint du sida, en grève des soins contre les franchises médicales
A partir du 1er janvier 2008, l’assuré paie de sa poche 50 centimes par boîte de médicaments, 50 centimes pour tous les actes paramédicaux pratiqués en soins de ville (kinésithérapeuthe, infirmière, podologue, opticien... et 2 euros pour tous les transports sanitaires.
«Monsieur le Président, je vous fais part officiellement de ma grève de soins que j’entame aujourd’hui en soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale.» Ce message, Bruno-Pascal Chevalier l’a posté sur 20minutes.fr ce vendredi, deux jours après l’avoir adressé à l’Elysée. Dans sa lettre, cet homme de 45 ans explique qu’il est malade du sida et que les nouvelles franchises appliquées à partir du 1er janvier vont l’obliger à payer «50 euros par an d’impôt supplémentaire». Plus de trithérapie, de médicaments ni d’examen Contacté par 20minutes.fr, ce «travailleur social» de Morsang-sur-Orge (Essonne) répond d’une voix fatiguée. «Oui», il observe bien une grève de soins depuis trois mois, qu’il a décidé de médiatiser à l’entrée en vigueur de ces franchises. Autrement dit, plus de trithérapie, de médicaments tout court ni d’examens pour vérifier l’évolution de son état de santé. A l’Elysée, on indique que le courrier a bien été reçu mais que Nicolas Sarkozy n’en a pas encore pris connaissance. «Le Président lui répondra sans faute», ajoute-t-on. 7,7 millions de malades longue durée Militant de longue date — il a été membre d’Aides et préside deux associations, dont le Patchwork des noms, qui soutient les personnes endeuillées par le sida — Bruno-Pascal Chevalier a pris cette décision «au nom de tous les malades» et plus particulièrement des 7,7 millions de personnes atteintes d’affection longue durée (ALD) en France, comme les malades du diabète, du cancer ou d'une insuffisance rénale... A moins de bénéficier de la Couverture médicale universelle (600.000 ALD à ce jour), d’être âgées de moins de 18 ans ou d’être enceintes, elles ne font pas partie des 15 millions personnes exonérées de ces franchises, selon le ministère de la Santé. 60% des dépenses de santé
«Je n’encourage pas d’autres malades à faire comme moi, mais certains le font déjà officieusement, faute de pouvoir payer les soins qui ne sont pas pris en charge à 100%.» Et de citer les médicaments de confort nécessaires pour soigner les effets secondaires liés aux traitements. «Tout dépend du protocole de soins mis en place avec le médecin», rétorque-t-on à la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). L’organisme rappelle que sur les 132,1 milliards d’euros dépensés en 2006 pour la santé des Français, 60% ont été consacrés aux patients atteints d’ALD. Soit 79 milliards d’euros. «Le plafond des franchises ne pourra pas excéder 50 euros par an», ajoute-t-on à la Cnam. Cette somme est malgré tout perçue comme «la goutte d’eau de trop» par certains malades. Avec les précédentes franchises mises en place et les traitements qui ne sont pas pris en charge à 100%, une certaine somme reste déjà à la charge des assurés d’atteints d’une ALD, qui peut atteindre 600 euros selon un rapport parlementaire paru en septembre dernier. Certains plus pénalisés que d’autres Ce «reste à charge» pénalise surtout ceux qui gagnent trop pour être couverts par la CMU complémentaire (plafond de 606 euros par mois), comme c’est le cas pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (621 euros par mois), ou par l’aide à la complémentaire santé (plafond de 717 euros), mais pas assez pour s’offrir une bonne mutuelle. «Depuis deux ou trois ans, les associations consacrent de plus en plus d’argent au financement des mutuelles de leurs adhérents», expliquait en octobre dernier à 20minutes.fr Anthony Gouas, représentant d’Aides au sein du collectif contre les franchises médicales.
source : post de madie sur seropos.net issu de 20 minutes http://seropos.net/ _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Sam 12 Jan - 17:39 | |
| Franchise et affections de longue durée: ma double peine
Par Gallifrey (www.olivierpanza.blog.ca) 16H27 11/01/2008 Les Affections de longue durée (ALD) sont un groupe de maladie (sida, cancer, leucodystrophies, mucovisidose, diabète, myopathie, etc) dont les frais liés aux soins sont, à l’origine, pris en charge à 100% par la sécurité sociale. Ce système fut mis en place dès l’origine de l’assurance maladie, pour soulager des patients d’une "affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse". Les ALD sont un enjeu majeur sur les plans humain, sanitaire et financier. En effet, près de 8 millions de personnes sont atteintes aujourd’hui d’une des maladies ouvrant droit à l’ALD, et les soins pris en charge à ce titre représentent près de 60% du total des dépenses remboursées. Une première franchise en 2004 C’est en 2004 que tout a commencé. Jean-Pierre Raffarin créé la franchise sur les consultations médicales. Une première remise en cause de notre système de santé, de solidarité. C’est la double peine. On est malade, on souffre et on paie. Car ce sont les malades, et surtout les plus atteints, qui vont subir cette mesure. En même temps, le gouvernement met en place une franchise de 18 euros pour les actes chirurgicaux de plus de 91 euros. A ce moment-là, moi, malade d’une maladie génétique orpheline, une [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Adr%C3%A9noleucodystrophie_li%C3%A9e_%C3%A0_l'X]adrénomyeloneuropathie[/url], une affection de longue durée justement, je me révolte contre ce système censé sauver la sécu, censé sauver le système de solidarité tout en le remettant en cause. Alors, avec mes armes de citoyen, j’écris à Jacques Chirac, à Jean-Pierre Raffarin et à Philippe Douste-Blazy. J’ai obtenu trois réponses identiques me disant que ma lettre avait recueilli toute l’attention de Chirac- Raffarin- Douste- Blazy (rayer la mention inutile) et qu’elle avait été transmise a une personne qui s’occuperait de mon cas… Les ministres de la Santé ont changé, les Premiers ministres ont changé, le Président a changé et mon courrier s’est perdu… C’est sûrement ça… J’ai même écrit au Parti socialiste (PS), le plus "grand" parti d’opposition. J’ai une réponse me disant que j’avais raison, que c’était scandaleux. Mais le PS n’a rien fait. Riend dans le programme de Nicolas Sarkozy Lorsque la campagne présidentielle commence, je lis les programmes des candidats, concernant la santé et le handicap. D’après vous que propose le candidat Nicolas Sarkozy concernant la santé ou le handicap? La réponse tiens en 4 lettres: R-I-E-N. Enfin, il faut être honnête et rendre à César ce qui appartient a César: il parle d’intégration des enfants handicapés a l’école et de droit au logement pour les handicapés. Mais concernant le cancer, le sida, les maladies génétiques, concernant la sécurité sociale, l’intégration des handicapés dans le monde du travail, rien. J’ai dû me renseigner auprès d’une relation, militant UMP à Paris, pour lui demander si c’est moi qui ne trouve rien ou si c’est un oubli honteux. Il m’a confirmé qu’il n’y avait rien à part l’intégration à l’école et le droit au logement. Une lueur d’espoir surgit quand même pour les handicapés durant la campagne, venant de Nicolas Sarkozy. Il promet le 28 mars 2007 à une association de lutte contre le sida d’augmenter l’Allocation adulte handicapé de 25% (l’AAH est octroyée aux handicapés à 80% aux ressources modestes. Il existe bon nombre de personnes bénéficiant de l’AAH suite a une ALD), parce que, selon lui, il est scandaleux que l’AAH soit inférieure au seuil de pauvreté. L’AAH en 2007 est de 621,27€ . Une augmentation de 25% la porterait à 776,59€. Mais une fois au pouvoir, les promesses s’envolent. Au 1er janvier 2008, l’AAH n'augmente que de 1,1%, à 628,10€ mensuels, au grand malheur de ses allocataires. Responsabiliser les malades... Xavier Bertrand, ministre des Relations sociales, a annoncé que l’AAH augmenterait bien de 25% durant le quinquennat. J’ai alors écrit au président de la République. Ils ne peuvent travailler plus, ils n’ont pas besoin d’un bouclier fiscal à 50%, ne peuvent pas emprunter pour acheter leurs logements, etc. Je conclus ma lettre en disant que ces gens sont dans l’urgence, et ne peuvent se payer le luxe d’attendre cinq ans. Je n’ai pas encore obtenu de réponse, mais il y a fort à parier que j’obtiendrais une autre réponse type me disant que ma lettre a retenu toute l’attention du Président et qu’il la transmettra à une personne compétente… Ou bien elle se perdra! Au 1er janvier 2008, une autre franchise s’abat sur les malades. 50 centimes par boîte de médicament et 2 euros sur les transports sanitaires. Elles doivent rapporter à l’état entre 650 et 850 millions d’euros pour financer la recherche contre la maladie d'Alzheimer et le cancer. Comme pour le reste, les ALD paient cette franchise. En ce qui me concerne, j’utilise 10 boîtes de médicament par mois. Je vais donc payer 5 euros par mois. J’aurais atteint le plafond au mois d’octobre. C’est comme une publicité macabre, "Achetez maintenant et vous aurez deux mois gratuits"... Lorsque l’on entend que les franchises sont créées pour responsabiliser les malades, on peine à ne pas rire. Comment responsabiliser une personne atteinte de sida, ou d’une grave maladie génétique? Comme on responsabilise les automobilistes en taxant les véhicules polluants? Mais dans quel monde vit-on? Je peux choisir de polluer avec ma voiture, mais je ne choisis pas d’être malade d’un cancer, d’un diabète ou de mucovisidose http://www.rue89.com/2008/01/11/franchise-et-affections-de-longue-duree-ma-double-peine _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | maya

   Age : 45 Inscrit le : 30 Sep 2005 Messages : 1265 Localisation : paris sexualité : vivante célib. ou en couple ? : ...
| Sujet: Re: franchises médicales... Sam 12 Jan - 21:35 | |
| c'est un notre premier pas vers une médecine inégalitaire et soumise à des impératifs comptables et voulons nous que la santé devienne chez nous ce qu'elle est aux usa.? L'allemagne a opéré ce systeme avant nous et la franchise a bel et bien augmenté... Une bonne gestion, des médicaments moins chers (le prix des génériques est plus élevé chez nous qu'ailleurs car fixés par l'Etat qui ne veut pas se mettre une industrie trop à dos), une certaine rationalité est aussi nécessaire (par ex, les médicaments vendu par cachet nécessaire et non pas en boite de 20 s'il n'en faut que 10, j'en ramene tout le temps des sacs entiers) mais je suis scandalisée de voir que des malades' himself 'cautionnent ce type de politique qui exclue encore une fois les plus pauvres des soins...je trouve ca tout simplement terriblement discriminatoire pour les malades qui vivent ça. _________________ Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: franchises médicales... Jeu 17 Jan - 14:32 | |
| Franchises : un malade du sida en grève des soins reçoit une lettre de Sarkozy
Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida qui affirme mener depuis plus de trois mois une grève des soins contre les franchises médicales, a reçu mardi une lettre de Nicolas Sarkozy justifiant ces franchises et a décidé de continuer son mouvement. "J'appelle tout le monde à se battre" contre ces franchises non remboursables à la charge des patients, qui s'élèvent à 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical et deux euros par transport sanitaire, dans la limite d'un plafond global de 50 euros par an, a déclaré M. Chevalier à l'AFP. Cet habitant de Morsang-sur-Orge (Essonne) a indiqué avoir reçu mardi un courier du président de la République, dont l'AFP a obtenu copie, expliquant que les franchises vont permettre "de mieux prendre en charge des millions de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, du cancer, ou en soins palliatifs". Selon le chef de l'Etat, "les franchises ne privent pas de soins les plus vulnérables", puisque "les plus démunis en sont exonérés, ainsi que les enfants et les femmes enceintes, soit 15 millions de personnes". L'invitant à reprendre les soins, le président a assuré M. Chevalier de son soutien dans sa lutte contre le sida. M. Chevalier avait écrit au président de la République, le 3 janvier. "Avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable, voire coupable, d'être malade, et par cette faute, nous allons devoir payer pour l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé", écrivait-il. Ce travailleur social de 45 ans malade du sida depuis 20 ans, appelle les assurés sociaux à "intervenir auprès des députés qui ont voté cette loi injuste". Il les enjoint également à déduire de leur impôts les dépenses supplémentaires dues aux franchises et aux déremboursements de certains médicaments. En revanche, il n'appelle "surtout pas" d'autres malades à se mettre en grève des soins."Petit à petit, dans toute la France, des gens viennent soutenir notre action", a-t-il ajouté, appelant la population à signer des pétitions, et à témoigner des effets que l'instauration des franchises a sur leur situation.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080115/thl-social-sante-greve-secu-sarkozy-96993ab.html |
|  | | probabilité

   Age : 40 Inscrit le : 26 Fév 2006 Messages : 70 Localisation : region parisienne sexualité : amoureuse célib. ou en couple ? : 48
| Sujet: Re: franchises médicales... Ven 18 Jan - 12:58 | |
| vaste sujet
|
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: franchises médicales... Ven 18 Jan - 15:01 | |
| Des malades arrêtent de se soigner pour dénoncer les franchises LE MONDE | 18.01.08 | 11h49
l a choisi ce mode radical d'action car, "à notre époque, il faut faire des choses un peu provocantes si on veut se faire entendre". Bruno-Pascal Chevalier, 45 ans, travailleur social et malade du sida, a entamé "une grève des soins" pour protester contre l'instauration des franchises médicales et l'augmentation des déremboursements de médicaments.
Affirmant agir au nom de "toutes les personnes exclues du système de santé", M. Chevalier ne prend plus son traitement depuis fin septembre 2007 mais n'a rendu publique son action qu'après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier. Jeudi 17 janvier, l'Association française des diabétiques a fait savoir qu'un patient traité à l'insuline avait lui aussi cessé son traitement, mettant dorénavant "sa vie en jeu". Un insuffisant rénal a fait part de la même initiative.
Depuis le début de l'année, les assurés sociaux ne sont plus remboursés de 50 centimes d'euros par boîte de médicament et acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, dans la limite d'un plafond de 50 euros par an. Ces franchises, qui s'appliquent notamment aux malades en affection longue durée (ALD), s'ajoutent au forfait d'1euro sur le remboursement des consultations médicales, instauré en 2004, et aux 18 euros sur les interventions hospitalières dépassant 91 euros.
Un "collectif national contre les franchises médicales et pour l'accès aux soins pour tous", a été mis en place à l'automne 2007, réunissant partis de gauche et associations de patients, et soutenant une pétition de plus de 86 000 signatures. C'est "pour aller plus loin" que l'action symbolique du collectif, qui lui a apporté son soutien, que M. Chevalier, responsable du centre communal d'action sociale de Morsang-sur-Orge (Essonne), ancien militant d'Act-Up et d'Aides, a décidé d'entamer sa grève de soins. Affirmant "être fatigué, mais pas à l'article de la mort", il dissuade les personnes qui le contactent sur son blog (www.grevedesoins.fr) de l'imiter.
Le 3 janvier, il écrivait à Nicolas Sarkozy, pour demander "l'abrogation de cette loi injuste". "Avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable voire coupable d'être malade, et, par cette faute, nous allons devoir payer pour l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé", écrivait-il.
Dans sa réponse, datée du 14 janvier, le chef de l'Etat justifie les franchises, en affirmant que, "lorsque la situation de l'assurance-maladie est dégradée, les nouveaux besoins en matière de santé supposent de nouveaux financements". Rappelant que les franchises devraient permettre de mieux prendre en charge les malades d'Alzheimer, du cancer ou en soins palliatifs, il affirme qu'elle ne prive nullement de soins "les plus vulnérables", puisque les bénéficiaires de la couverture maladie universelle, les enfants et les femmes enceintes en sont exonérés, "soit 15 millions de personnes".
M. Sarkozy estime par ailleurs que le plafonnement des franchises, équivalent à 4 euros par mois, "est une somme modique". "Toutes les objections faites à ce dispositif me semblent occulter cette réalité", écrit-il.
Au passage, le président de la République énonce une contre-vérité. Il affirme que "les franchises sont assurables par les organismes complémentaires dans le cadre des contrats responsables, ce qui offre un niveau de protection supplémentaire". Or la loi 2008 de finances de la Sécurité sociale exclut le remboursement des franchises dans le cadre des "contrats responsables", qui représentent la quasi-totalité de l'offre des mutuelles et des complémentaires santé.
Le principe de ces contrats, instaurés en 2004, est de ne pas rembourser les forfaits et franchises, afin de responsabiliser les patients dans leur consommation de soins, tout en n'augmentant pas le coût des cotisations. Selon la Mutualité française, si elles devaient être prises en charge par les complémentaires santé, les franchises impliqueraient une hausse de 15 % à 20 % des contrats.
-------------------------------------------------------------------------------- Chiffres
Remboursements. En 2006, les dépenses d'assurance-maladie du régime général (54 millions de personnes) ont représenté 132,1 milliards d'euros, dont 60 % consacrés aux remboursements des soins des 7,7 millions de patients souffrant d'une affection de longue durée, prise en charge à 100 %.
Coût des traitements. L'assurance-maladie rembourse les soins hospitaliers à 95 %, les médicaments anticancéreux à 100 %, les consultations médicales à 65 %. Le traitement d'un diabétique représente 6 000 euros par an, celui d'un patient sévèrement hypertendu, 5 500 euros. Le traitement d'un cancer varie de 17 800 à 32 500 euros. La prise en charge d'un malade d'Alzheimer est de 8 400 euros par an.
source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-1000921,0.html ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
interview radiophonique de bruno pascal chevalie par l'emission survivre au sida : http://www.survivreausida.net/a8207-questions-des-seropositifs-a-bruno-pascal-ch.html
____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse d'Act Up-Paris, vendredi 18 janvier 2008
Act Up-Paris soutient Bruno-Pascal Chevalier dans son combat contre les franchises et rappelle combien son action peut le mettre en danger
Nous sommes des personnes séropositives, malades du sida. Nous nous battons pour l'accès aux soins de toutes les personnes, en France et dans le monde. Nous ne prenons pas cette « grève des traitements » à la légère : une personne malade se met en danger pour alerter l'opinion publique sur les conséquences de la mise en place des franchises, nouvelle taxe sur l'état de santé. Nous ne demandons à personne de se mettre ainsi en danger.
Les franchises ne sont pas une mesure généreuse ou inéluctable, le financement des soins palliatifs, la lutte contre le cancer ou le syndrome d'Alzheimer ne sont que des alibis. Il s'agit bien de culpabiliser les malades par une disposition qui va mettre à bas tout principe de solidarité et, de fait, précariser les personnes qu'elle va toucher. Nous n'avons cessé de le répéter, avec d'autres associations de malades, avant l'adoption de cette mesure. [1]
Le geste de Bruno-Pascal Chevalier, une fois médiatisé, a ouvert la parole de beaucoup de malades qui affirment sacrifier leur santé car leurs soins leur coûtent trop cher. Ironiser, comme le fait encore la majorité, sur le fait que les franchises ne représenteraient « que » 50 euros par an, et que les plus démuniEs en seraient exonéréEs, constitue un déni de réalité :
- D'une part, les personnes gravement malades étaient déjà celles qui engageaient le plus de dépenses pour leur santé comme l'a rappelé un rapport du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie. [2]
- D'autre part, ces 50 euros se rajoutent aux 50 euros de plafond du forfait à un euro, au forfait hospitalier, au forfait pour les soins coûteux. A chaque fois, ce sont les plus malades et les plus handicapéEs qui doivent payer.
- Enfin, les personnes qui touchent l'Allocation Adulte Handicapé (628,10 euros par mois au maximum) ne sont pas exonérées du forfait. Ce sont ces mêmes personnes qui, notamment, doivent payer pour une complémentaire santé.
Act Up-Paris n'appelle pas à une grève des soins. Ce geste est un geste grave. Mais nous voulons rappeler à celles et ceux qui font aujourd'hui la morale à Bruno-Pascal Chevalier, et le traitent d'irresponsable, que la première violence vient d'un gouvernement et d'une majorité qui ont pointé les malades et les handicapéEs comme des irresponsables qui coûteraient trop cher à la société.
C'est pourquoi Act Up-Paris a publié la liste des députés-maires de droite et appelle à les sanctionner aux prochaines municipales pour leur rappeler l'impact de leur soutien aux franchises médicales. [3]
Act Up-Paris exige le retrait des franchises médicales et du forfait à un euro. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: franchises médicales... Ven 18 Jan - 16:10 | |
| France (Santé) Bruno-Pascal Chevalier rejoint par d'autres malades dans sa grève des soins
Le journal Libération révèle aujourd'hui, vendredi 18 janvier, que Bruno-Pascal Chevalier a été rejoint dans sa grève des soins par trois autres malades, deux diabétiques et un insuffisant rénal, l'un d'entre eux expliquant que sa santé «a desormais un coût qu'il ne peut plus supporter». Malade du sida, Bruno-Pascal Chevalier (photo) a cessé depuis plus de trois mois de prendre ses médicaments, afin de protester contre les franchises médicales (lire Quotidien du 8 janvier). Une décision qu'il dit avoir pris «en pleine conscience des risques» et qu'il a rendue publique après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier.
Pour défendre ce nouveau principe des franchises, Nicolas Sarkozy a écrit à Bruno-Pascal Chevalier, le 3 janvier. Dans sa lettre, le président de la République affirme que les franchises vont permettre «de mieux prendre en charge des millions de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, du cancer, ou en soins palliatifs» et qu'elles «ne privent pas de soins les plus vulnérables».
Un point de vue que ne partagent pas les associations de soutien aux malades. Aides a jugé la réponse du chef de l'État «indécente» et les franchises «dangereuses, injustes et inacceptables», et exige leur abrogation. Warning estime quant à elle que «l'accès aux soins est de plus en plus menacé» et qu'il faut réorienter «la politique de santé publique vers une sécurité sociale pleinement solidaire». Enfin, le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe les grandes associations de malades, réclame «un moratoire». Act Up-Paris soutient également ce combat. Mais toutes, ainsi que Bruno-Pascal Chevalier lui-même, rappelle que ce mode d'action est dangereux et ne lancent aucun appel à une telle grève des soins.
par Quotidien http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12357
http://www.europe1.fr/informations/articles/790414/franchises-medicales--roselyne-bachelot-demande-la-fin-de-l.html Ecouter : La réaction de Christian Saoût, président du Collectif interassociatif de santé, avec Emilie Denètre.
L'appel à la fin de la grève des soins lancé par Roselyne Bachelot, au micro d'Anne Legall.
Les précisions de Raphaëlle Schapira. |
|  | | |
| Page 2 sur 3 | Aller à la page : 1, 2, 3  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|