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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Lun 21 Jan 2008 - 7:48

echanges courriers de bruno pascal chevalier et de sarkozy
A lire :
http://grevedesoins.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=5&Itemid=6

voir aussi pour qq données qui peuvent échapper :

Le fameux trou de la sécu atteint 11 millards. Or, savez-vous que :

a.. Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards
b.. Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards
c.. Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards
d.. La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards
e.. La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards
f.. Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés - 2,1 milliards
g.. Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'Euro.
Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage...

http://grevedesoins.fr/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=18&Itemid=41

bonne journée à tous. mayabz56
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 31 Jan 2008 - 14:54

carnets de santé. Une malade du cancer s’élève contre les franchises.
«Il me restera une pension à zéro, super !»
ÉRIC FAVEREAU
QUOTIDIEN : jeudi 31 janvier 2008

Aujourd’hui, 31 janvier, Françoise C. entame sa chimiothérapie, avec une
première séance dans un centre du Vaucluse à quelques kilomètres de chez
elle. Mais elle ne décolère pas. «Quatre euros, dit-elle, de franchises
médicales avec le transport sanitaire que je suis obligée de prendre pour
faire la chimio ! Cela me révolte. Est-ce qu’ils savent, eux, ce que c’est
que de vivre avec une pension d’invalidité ? En 2008, ma pension va
augmenter de 1 %, soit 585,98 euros par mois, juste de quoi couvrir deux
transports avec l’ambulance alors que j’ai douze séances de chimio, soit
vingt-quatre déplacements…» Françoise C. a 49 ans. Elle était agente d’administration,
aujourd’hui en pension d’invalidité. Se mettre en grève des soins contre les
franchises médicales comme cinq autres malades à travers la France ? «Non,
mais je ne vous cache pas que j’avais ma carte à l’UMP et je ne l’ai pas
reprise.»
L’histoire médicale de Françoise débute par une bavure. Opérée de la
thyroïde en 1999 par un chirurgien «peu scrupuleux», «et qui s’est octroyé
un titre "bidon" de chirurgie endocrinienne, alors que cette discipline n’existe
pas», Françoise porte plainte, se noie dans des procédures, mais elle perd
surtout sa capacité à respirer. «Je me retrouve invalide 2e catégorie avec
une pension de 630,75 euros, moins les cotisations CSG et CRDS pour un
montant de 44,77 euros. Ce qui fait que je touche 585,98 euros de pension.
Et on vient de me découvrir un cancer du colon. Malheureusement comme j’ai
un ganglion atteint, je dois faire des séances de chimiothérapie : douze
séances pendant six mois.»
Françoise se dit à bout. Et dans sa rage, elle met en avant «quelque chose»
qu’elle trouve d’injurieux pour elle. «Ils ont dit que les femmes enceintes
seront exonérées de ces franchises. Permettez-moi de ne rien comprendre. Non
seulement être enceinte n’est pas une maladie, mais encore, elles perçoivent
l’intégralité de leur salaire alors que moi par exemple je touche en
invalidité 50 % de mon salaire et je serais assujettie à cette franchise !»
Puis cet ex-militante ajoute : «Dans le discours aux parlementaires de la
majorité, Nicolas Sarkozy disait : "Que les choses soient claires, je ferai
du cancer, d’Alzheimer et des soins palliatifs un chantier présidentiel." Et
ben je vois ! Je gagne déjà peu, alors, avec mes séances de chimio,
consultations chez les spécialistes, scanner, échographie et tout le
bataclan, il me restera une pension à zéro, c’est super ! Et après, vous
voulez que l’on se soigne ?»
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MessageSujet: Les franchises... la suite...jusqu'ou ?   Jeu 28 Fév 2008 - 9:56

Carnets de santéSéropositif, il poursuit sagrève des soins.
«On est obligé de se mettre en danger»
ÉRIC FAVEREAU
QUOTIDIEN : jeudi 28 février 2008


«M’arrêter ? Mais pourquoi je m’arrêterais ?» Bruno-Pascal Chevalier a 33 ans (note: ça alors ça m'étonnerait !!! bravo favereau toujours efficace et fiable...)

Séropositif, il avait entamé, il y a plusieurs mois, une grève des soins pour protester contre l’instauration des franchises médicales. Un mouvement (1) qui avait fait peu à peu tache d’huile, la presse en avait beaucoup parlé (voir Libération du 28 janvier 2008). Plusieurs autres malades s’étaient joints à lui. Il avait écrit au président de la République, qui lui avait répondu.


[i]Alors, il continue :«Aujourd’hui, je suis le seul. Tous ceux qui avaient entamé la grève avec qui j’ai été en contact ont bien été à l’écoute de ce que je leur demandais, c’est-à-dire reprendre leurs soins.»

Bruno-Pascal reste un militant. Aux Jeunesses communistes, puis à Act Up-Paris, ensuite à Aides. Aujourd’hui, travailleur social dans la banlieue parisienne. Il se dit «fatigué». «Je ne sais pas quel est mon état de santé en général puisque je ne vais voir aucun médecin. Il m’arrive parfois d’avoir de grands moments de fatigue.»
Quand on insiste sur sa santé, il répond presque avec agacement. «Si c’est préjudiciable à ma santé ? Mais est-ce que les franchises ne sont pas préjudiciables pour la santé des gens qui, eux, n’ont pas le choix ? Dans mon travail, je rencontre des gens qui me disent qu’ils n’ont même pas assez d’argent pour se nourrir. Comment peuvent-ils payer leurs franchises ? Ils ne peuvent pas, ne se font pas soigner, et personne ne le sait. C’est vrai que l’on est obligé de se mettre en danger. Je me dois d’être honnête par rapport à eux, et de continuer.»
[i]Mais jusqu’à quand ?
«Quand on aura gagné. Je ne le fais pas pour moi, mais pour ceux qui n’ont pas de voix.»

(1) http://grevedesoins.fr

-------------------------------------------------------------------------------------------
Communiqué du Collectif national Contre les Franchises et pour l’accès aux soins pour tous
Après les franchises médicales, Sarkozy remet en cause les droits des malades en Affections de longue Durée (ALD).


On peut toujours signer la pétition.


Selon M. Chassang, Président de la CSMF, reçu lundi par Nicolas Sarkozy, celui-ci aurait évoqué sa volonté, en ce qui concerne les Affections de longue Durée (ALD), de "distinguer ce qui relève de la solidarité de ce qui relève de l’assurance".

Les ALD (cancer, diabète, sida, sclérose en plaques, mucoviscidose...) ce sont, comme leur nom l’indique des maladies de longue durée. Des maladies qui doivent être soignées. Les malades en ALD ont besoin de soins. Pour ne pas mourir. Pour moins souffrir. Ou pour ne pas rechuter.

C’est une nouvelle mise en cause du principe de sécurité sociale solidaire, comme les franchises sur les soins pour « responsabiliser les malades », ou que le projet du 5ème risque qui placerait la dépendance liée à l’âge dans la catégorie des « risques assurables » selon les termes même de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy qui distribue généreusement 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, dès son entrée en fonction, et ose, quelques mois plus tard, lâcher, non sans cynisme, que « les caisses sont vides ». Et qui, pendant que les services des impôts relancent les bénéficiaires du bouclier fiscal qui ont « oublié » de réclamer leur cadeau, annonce, sans état d’âme, que les malade, eux, devront payer ou renoncer à se soigner.

Comment M. Sarkozy entend-il définir « ce qui relève de la solidarité » et « ce qui relève de l’assurance » ? La « solidarité », ce serait le filet de sécurité, la charité, le service minimum, « pour les plus pauvres », les SDF de la sécurité Sociale. Pour tous les autres, l’immense majorité de la population, il faudrait prendre des assurances privées inaccessibles au plus grand nombre, dépenser jusqu’au dernier centime pour tenter de sauver sa vie ou celle d’un parent, d’un enfant....

La réforme de M Sarkozy est appliquée aux Etats Unis. Elle tue : 18 000 morts chaque année

Encore une fois, Nicolas Sarkozy nous fait la démonstration claire que, pour justifier un projet injustifiable et inacceptable, il s’appuie sur des propositions injustes, dangereuses, qui sont de surcroit une insulte, d’une rare violence, à tous les malades. Après le racket des malades avec les franchises, l’attaque contre le système solidaire est cette fois-ci frontale. La maladie « qui relève de l’assurance » c’est le basculement vers le « chacun pour soi ».

Le collectif national contre les franchises dénonce ce projet scandaleux et constate qu’une fois encore l’homme qui a promis, des trémolos dans la voix, au soir de son élection, de « porter attention à chaque habitant de ce pays, à commencer par les plus faibles » affiche son manque d’attention, par contre, aux promesses qu’il a faites, sa méconnaissance du sujet, son indifférence aux personnes concernées, son obstination qui ne connaît aucune limite... pas même celles de la décence.

Communiqué du Collectif national Contre les Franchises et pour l’accès aux soins pour tous

http://www.contre-les-franchises.org/
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 28 Fév 2008 - 16:51

Jeudi 28 février 2008


Complémentaire santé : l'entreprise a un rôle à jouer, selon les salariés
[ 26/02/08 - 11H11 ]

85% des 1.000 salariés interrogés par le Credoc voudraient que l'assurance complémentaire santé soit obligatoire dans les entreprises. Ils jugent les franchises médicales inefficaces et seraient plutôt favorables un désengagement ciblé de la Sécurité sociale, sur l'optique et le dentaire notamment.

A l'aune d'une énième réforme de l'assurance maladie, le sondage réalisé par le Credoc pour le compte du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), est très instructif. 85% des 1.000 salariés interrogés plébiscitent la mise en place d'assurance complémentaire santé obligatoire dans l'entreprise (56% y sont tout à fait favorables et 29% plutôt favorables), rappelant ainsi que l'entreprise à un vrai rôle à jouer en la matière. Il est vrai que les contrats collectifs sont généralement, pour des garanties plus étendues, moins chers que les contrats individuels, en raison notamment de la participation financière de l'employeur qui atteint en moyenne 50% du coût de la garantie.

Dépendance : les salariés prêts à verser 10 euros par mois
86% des salariés interrogés seraient favorables à la création d'un nouvelle branche de Sécurité sociale pour couvrir le risque de dépendance. 69% se disent même prêts à souscrire une garantie spécifique moyennant 10 euros par mois. De leur côté, près de 50% des 300 employeurs du secteur privé interrogés se déclarent prêts à intégrer une garantie dépendance dans la prévoyance de l'entreprise. De plus en plus de grandes entreprises sautent le pas et proposent une garantie dépendance à leurs salariés, à l'image de Thales par exemple. Les branches professionnelles n'y sont pas non plus insensibles : celles des coiffeurs et des poissonniers viennent d'intégrer cette garantie dans leurs accords de branche. "Actuellement le marché privé de l'assurance dépendance est essentiellement basé sur l'assurance individuelle", a expliqué Denis Morin, directeur au CTIP avant le préciser que pour un âge moyen de souscription qui ressortait à 62 ans, le coût ressortait à 350 euros par mois. "L'assurance collective au sein de l'entreprise permet de mieux mutualiser le risque. Ainsi en versant 11 euros par mois durant toute sa carrière, un salarié peut actuellement espérer recevoir une rente mensuelle de 500 euros", a-t-il conclut. Faut-il donc encourager le tout privé pour la dépendance ? "L'assurance n'est pas faite pour résoudre le problème, mais elle peut contribuer à la solution", a cependant conclu Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP.

Le remboursement au premier euro sur certains postes n'effraie plus

Les salariés se disent attachés à leur complémentaire santé, la jugeant indispensable pour le remboursement des dépenses d'optique (51%) et du dentaire (65%), deux postes où effectivement la Sécurité sociale n'intervient qu'à la marge. Ils se disent même prêts à "confier totalement aux complémentaires la prise en charge de certains soins très peu remboursés par la Sécurité sociale" : 46% des salariés interrogés jugent cette idée intéressante et 21% tout à fait intéressante. Il ne s'agit cependant que d'un sondage. Il faut rappeler que tout transfert de la Sécu vers les complémentaires a un coût. Actuellement, "le régime obligatoire rembourse près de 160 milliards d'euros de dépenses quand les complémentaires en sont à peine à 20 milliards d'euros", a rappelé Denis Morin, directeur au CTIP. "Le transfert total vers les régimes complémentaires des dépenses d'optique et de dentaire entraînerait une hausse de 10% du coût de l'assurance santé et la prise en charge des franchises une hausse de 4% des primes", a-t-il poursuivi.

Des franchises jugées inefficaces

Instituées au 1er janvier 2008, les franchises médicales semblent faire l'unanimité contre elles _ le montant de la franchise est de 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, et ne pourra excéder un plafond global de 50 euros par an. 68% des salariés interrogés les jugent inefficaces "pour freiner la consommation des soins", 67% d'entre eux pensent qu'elles devraient être "limitées à un montant annuel fixé en fonction des revenus des assurés (bouclier sanitaire)" et 66% d'entre eux souhaiteraient qu'elles soient remboursables par les organismes complémentaires, ce qui n'est actuellement pas le cas. http://www.lesechos.fr/patrimoine/famille/300244770.htm

__________________________________________


Publié le 26 février 2008 - 10:13
>
> Les franchises médicales ne seront pas efficaces pour limiter la
> consommation de soins et de médicaments dans l'Hexagone, selon les
> Français.
>
> 68% des salariés du privé et 60% des employeurs considèrent que les
> franchises médicales, mises en place le 1er janvier dernier, ne seront
> pas efficaces pour limiter la consommation de soins et de médicaments
> dans l'Hexagone.
>
> C'est en tous cas ce que révèle une étude réalisée par le Credoc pour
> le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP).
>
> Toujours selon ces travaux, 66% des salariés souhaitent un
> plafonnement de ces franchises "en fonction des revenus".
>
> Les salariés sont également en faveur, à 67%, d'un remboursement de
> ces franchises par les complémentaires santé, ce qui n'est pas le cas
> pour le moment.
>
> Depuis le 1er janvier, certains frais médicaux sont ainsi à la charge
> des Français. Une franchise de 0,50 euro par boîte de médicaments,
> 0,50 euro par acte paramédical et 2 euros par recours au transport
> sanitaire est appliquée. En pratique, cette somme est déduite au fur
> et à mesure des remboursements effectués par les caisses d'assurance
> maladie.
>
> Le montant de la franchise est plafonné à 50 euros par an, pour
> l'ensemble des actes ou prestations concernés.
>
> De même, les bénéficiaires de la couverture universelle
> complémentaire, les enfants de moins de 18 ans et les femmes enceintes
> en sont dispensés.
>
> http://www.larep.com/bien_etre-3530.html
>

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MessageSujet: emission france inter   Sam 1 Mar 2008 - 11:19

Sur France-Culture écoutez le podcast de l'émission du vendredi 29 février 2008 intitulée "Mort à crédit"
Quelles seront les conséquences de la franchise médicale, et sur qui ? Contre ces nouvelles mesures économiques visant à réduire les dépenses de la santé, citoyens malades ou bien-portants se mobilisent, parfois au péril de leur santé, tels Pascal Bruno, séropositif, en grève de soins depuis plusieurs mois…

Un reportage de Johanna Bedeau
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Sam 12 Avr 2008 - 20:02

Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com)
Franchises médicales: une mesure "stupide et obscène"
Par Julien Martin
Créé 04/12/2008 - 18:43

Des boîtes de médicaments ont été déposées devant les préfectures pour
dénoncer ce financement de la Sécu par les malades.

Entrées en vigueur le 1er janvier, les franchises médicales ont
toujours du mal à passer. A l’appel du Collectif national contre les
franchises médicales [1], plusieurs centaines de personnes dans toute
la France sont allées déposer samedi des boîtes de médicaments vides
devant les préfectures en signe de protestation. Ainsi que devant le
ministère de la Santé à Paris.
50 centimes d'euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2
euros par transport sanitaire, le tout dans la limite de 50 euros par
an. La recette des franchises médicales devrait permettre, selon le
gouvernement, de dégager 850 millions d'euros par an et de financer
des dépenses nouvelles pour le plan Alzheimer, l'amélioration des
soins palliatifs et la lutte contre le cancer.

Mais les griefs faits à leur encontre sont multiples. D'abord sur
l'application. Le collectif, composé de 70 associations, syndicats et
partis de gauche, dénonce
:

"Les franchises sur les soins sont appliquées avec un tel zèle que
certaines caisses de Sécurité sociale continuent de les prélever au-
delà du plafond de 50 euros, tandis que des patients renoncent à
certains soins."

Ensuite sur le principe même du dispositif. Instaurer les franchises
médicales revient à faire financer le système d'assurance maladie par
les malades eux-mêmes. Avec la stigmatisation des patients atteints
d'ALD (Affection de longue durée), l'argument est au coeur du combat
de Bruno-Pascal Chevalier, malade du Sida en grève des soins, qui a
lancé une pétition [2] déjà signée par 170000 personnes.

"Le montant peut être augmenté par décret du jour au lendemain"

Deux millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ne
sont pas non plus exonérées de ces franchises médicales. Pas assez
riches pour figurer au-dessus de ce seuil, mais trop riches pour ne
pas avoir à payer ces frais médicaux supplémentaires.

Car ces frais s'ajoutent à d'autres franchises déjà existantes
. Depuis
2004, la Sécu perçoit en effet un euro sur chaque consultation ou acte
médical, également dans la limite d'un plafond de 50 euros par an.

Le docteur Christian Lehmann, porte-parole du collectif, précise qu'à
cette double franchise s'en ajoutent encore deux de plus, qui sont "un
forfait de 18 euros sur les actes techniques de 93 euros et un forfait
hospitalier journalier de 15 euros":

"Seul le principe de la franchise a été voté au Parlement, rappelle
enfin Christian Lehmann, et son montant peut être augmenté par décret
du jour au lendemain." C'est pour éviter une telle augmentation qu'il
participait ce samedi à la manifestation, même s'il confie n'attendre
"rien de Nicolas Sarkozy" et "rien de Roselyne Bachelot". La ministre
de la Santé qui n'était pas présente samedi pour voir les marches de
son ministère jonchées de boîtes de médicaments vides.

URL source: http://www.rue89.com/2008/04/12/franchises-medicales-une-mesure-stupide-et-obscene
Liens:
[1] http://www.contre-les-franchises.org/
[2] http://www.appelcontrelafranchise.org/


Franchises médicales: rassemblements dans plusieurs villes
12.04.2008


PARIS (AFP) — Des rassemblements contre les franchises médicales en
vigueur depuis le 1er janvier ont eu lieu samedi à Paris et en
province à l'appel de Bruno-Pascal Chevalier, un malade du sida en
"grève des soins" depuis sept mois.

Les manifestants étaient invités par M. Chevalier, soutenu par
plusieurs associations de malades, syndicats ou partis de gauche, à
déposer des boîtes de médicaments devant les préfectures ou le
ministère de la Santé.

Quelques centaines de personnes se sont ainsi rassemblées devant ce
ministère, à Paris, autour d'un tas de boîtes de médicaments, pour
dire "oui à la santé, non aux franchises médicales", comme écrit sur
la principale banderole du rassemblement.

Des associations comme l'AFD (diabétiques) ou Act Up (VIH) étaient
représentées aux rassemblement, de même que le PS, le Mouvement des
jeunesses socialistes ou le PCF. Des pancartes noires demandaient
notamment qu'il n'y ait "pas de taxes sur nos vies".

Interrogé par des journalistes sur son état de santé, M. Chevalier a
répondu: "Je ne sais pas. Je ne vais pas voir de médecin. Je suis
fatigué (...) Ca fait sept mois que je ne prends pas de traitement.
Oui, je ne dors pas beaucoup. Oui, je suis très fatigué". "Oui, j'ai
certains symptomes, mais je ne vais pas faire de la téléréalité", a-t-
il lancé à l'adresse des caméras présentes au rassemblement, en
affirmant qu'il mène son combat au nom de tous les malades qui
n'arrivent pas à payer leur traitement.
A Toulouse, une quarantaine de personnes se sont rassemblées place du
Capitole pour manifester contre les franchises.

Des militants du Dal (Droit au logement), du PCF et d'Act Up ont
déployé des banderoles "Assurance maladie solidaire = Vie" et
"Franchises médicales, coupables d'être malades". Le maire de
Toulouse, Pierre Cohen (PS), est venu apporter son soutien aux
manifestants.

A Strasbourg, entre 60 (police) et 80 personnes (organisateurs) ont
aussi déposé des boites de médicaments devant la préfecture. "Le
système de santé repose de plus en plus sur le malade (...) Ce type de
mesures s'accumule depuis une quinzaine d'années", a dénoncé le
président d'Aides (VIH) Bas-Rhin Jean-Michel Meyer, fustigeant ces
dispositifs qui constituent "une barrière dans l'accès aux soins".

A Lorient, ils étaient entre 150 et 200 personnes, selon un collectif
départemental dont la pétition a réuni près de 10.000 signatures.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes
par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par
transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an, afin de
financer, selon le gouvernement, la lutte contre la maladie
d'Alzheimer et le cancer.

Les franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation
ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et
par patient.

http://afp.google.com/article/ALeqM5i4CvtNVNofZfqHhqnGNwOoCfYKkA

rappel du vers le site de soutiens-témoignages explications de la lutte de Bruno Pascal Chevalier pour nous, entre autres malades: http://grevedesoins.fr
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Dim 11 Mai 2008 - 11:42

FRANCHISES MEDICALES
Mobilisation nationale le 16 mai

NOUVELOBS.COM | 09.05.2008 | 18:57
[url=http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20080509.OBS3256/lsreactions00e5.html?l=0][/url]

Les membres du collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie proposeront aux assurés, ce jour-là, de signer une pétition contre ces franchises.



Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) prévoient une journée de mobilisation nationale le 16 mai. (Reuters)

Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) se mobiliseront le vendredi 16 mai pour demander le retrait des franchises médicales, selon un communiqué diffusé vendredi 9 mai par la CGT.
"Le 16 mai dans toute la France, les personnels des caisses primaires d'assurance maladie et le collectif national contre les franchises (...) iront à la rencontre des assurés sociaux pour dénoncer les franchises, mobiliser pour obtenir leur retrait", indique le communiqué sur le site internet de la CGT.

Déjà plus de 600 000 signatures

Les assurés seront invités à signer "une pétition déjà remplie sur le papier ou par internet par plus de 600 000 personnes", ajoute le communiqué du collectif.
Un collectif dont fait partie la CGT comme plusieurs dizaines d'organisations (syndicats de salariés, syndicats de médecins, partis de gauches).
"Les franchises sont un obstacle à l'accès aux soins, elles mettent en difficulté des personnes âgées, des invalides, des familles à revenus modestes, qui repoussent ainsi à plus tard leurs démarches de soins...ou y renoncent même", estime le collectif.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.
Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et par patient. Elles s'additionnent aussi aux forfaits hospitaliers de 16 et 18 euros prélevés sur les actes techniques d'un coût supérieur à 91 euros
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Lun 19 Mai 2008 - 11:57

Ensemble pour une santé solidaire


Ensemble, pour une santé solidaire

Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l'autel du profit.
Le site internet est actuellement en cours de préparation. L'ouverture est prévue dimanche 15 mai 2008
Ensemble, pour une santé solidaire :
Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l'autel du profit.



Le Président de la République et le gouvernement nous martèlent que la sécurité sociale c'est dépassé. Que ça ne fonctionne plus. Que le principe en lui-même est obsolète.
Ils nous affirment que ça coûte trop cher << à la société >>, que ce n'est plus possible, non, vraiment...

Ils nous expliquent que la solidarité est un obstacle au progrès. Que le service public c'est moins bien que le privé. Quitte à manipuler les arguments financiers, qui pourtant prouvent le contraire...
Ils nous préviennent que les changements - pudiquement baptisés << évolutions >>- sont inéluctables, qu'il n'y a pas moyen de faire autrement.
Il y a une vérité dans leur discours : en effet, le système de santé français va mal. Et il pourrait aller mieux.
Beaucoup de << responsables >> sont désignés d'un doigt accusateur. Les malades, d'abord, << consommateurs >> de soins, qui << surconsommeraient >> des soins pour la seule raisons que, quand on ne paye pas, ou pas cher, on gâche, et qu'il faut << responsabiliser >> par une sanction financière : les franchises dites << médicales >>, qui ne sont pas plus médicales que franches.
Ces franchises qui, en opposant au principe de protection solidaire celui du << chacun pour soi >> évacuent la question fondamentale du financement de la sécurité sociale. Financement actuellement assis sur la part salariale des revenus, qui a baissé ces dernières années au profit d'autres formes de revenus, du capital, non assujetties à la contribution sociale.
Ce n'est donc pas, comme on voudrait nous le faire croire, un problème insoluble de financement d'un système
Il s'agit avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins, en cassant tout le système pour convaincre qu'il ne fonctionne plus. En le rendant exsangue pour prouver que l'Etat ne peut plus assurer cette mission de service public, en créant les conditions du chaos ou de la pénurie, il n'y aura plus d'autre choix que le privé.
Des médecins, des économistes de santé, des politiques, des syndicats, des associations de malades ont tiré le signal d'alarme.
Mais c'est une accélération des réformes qui est annoncée pour l'automne.
Les appellations positives de << réforme >>, << modernisation >>, pour << améliorer l'accès aux soins >> sont l'habillage élégant de projets répondant à une seule logique : la diminution drastique de tous les moyens d'Etat pour la santé.
Après les déremboursements, remises en question du remboursement des affections de longue durée, << forfaits >> sur les soins, << franchises >>, attribution de la CMU, etc.... qui n'étaient que les amuse-gueule, le gouvernement nous concocte pour la rentrée le plat de résistance, dont la pièce maîtresse est le projet de << réforme >> de l'hôpital.
Service public donc par nature dépensier et mal géré, l'hôpital a vu, en 2004, deux spécialistes, Philippe Douste-Blazy-et Xavier Bertrand, se pencher sur son cas, et lui administrer une potion miracle qui allait le remettre sur pieds pour 2008 : la T2A. Tarification à l'activité. LA solution.
On allait voir.
On a vu. Même les rapports des chambres régionales des comptes sont obligés de constater le lien direct de cause à effet entre T2A et déficit catastrophique des hôpitaux publics en 2008. Car on avait juste oublié une chose dans ce système qui voulait aligner les hôpitaux publics sur le privé : la prise en charge des malades les plus lourds, les plus fragiles, les plus dépendants... devenus, dans ce système, les moins << rentables >>.
Au lieu de revoir les modalités de la T2A, le projet de réforme préconise la fermeture massive d'hôpitaux publics, pardon, leur << évolution >> en services de gériatrie médicalisés. Et une forte réduction des personnels hospitaliers. Qui sont déjà en nombre insuffisant.
Ce qui est bien avec ce type d'arguments, c'est qu'on peut les décliner à l'infini. Certains ne s'en lassent pas....
Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, par ceux là même qui devraient la sauver, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains.
En culpabilisant tout le monde, malades et médecins, hôpital et médecine de ville, en désignant un coupable après l'autre, pour que tout le monde se sente un peu << responsable >> de la mort de la sécu, et puisse accuser l'autre pour se défausser, les fossoyeurs de la sécurité sociale se sentent à l'abri.
Plus pour longtemps.
Car les mensonges et les manipulations n'ont qu'un temps. Et les français, dans leur grande majorité, (plus de 70%) profondément attachés au système solidaire, commencent à se demander si on ne les prend pas un peu pour des imbéciles. Qu'ils ne sont pas.
Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.
Des usagers qui, quels que soient leurs choix politiques, ne veulent pas d'une privatisation à l'américaine de notre système de santé, symbolisée par le discours du Directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem, ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, qui se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale.
Tandis que, pendant ce temps, dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer
Des représentants d'associations d'usagers, Les travailleurs sociaux, les personnels des CPAM, les professionnels de la santé et du monde social alertent sur les retards de soins et sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies.
Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.
Des infirmiers et généralistes sont menacés de sanctions (financières bien sûr) s'ils pratiquent << trop systématiquement >> le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais
La casse de la protection sociale et de l'assurance maladie, du service public de la santé, de l'hôpital, avec pour seul recours le privé n'est pas << la >> seule solution.
Un système de santé solidaire, organisé, moins coûteux, articulant médecine de ville, notamment les médecins généralistes, et hôpital, médical, paramédical et médico-social, pour la prévention, l'éducation à la santé et un meilleur accès aux soins, pour tous, est possible. Des propositions concrètes, chiffrées, étayées, existent.
Il faut permettre aux usagers de décider de l'avenir de leur système de santé.
Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions..
La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!
Nous enjoignons tous ceux pour qui les mots << Sécurité sociale solidaire >> ont un sens, celui de la justice et du progrès, à résister et se battre
Ensemble, Pour une Santé Solidaire !
Mouvement d'usagers, de professionnels de la santé, d'organismes et travailleurs sociaux

Parmi les 50 premiers signataires : Bruno-Pascal Chevalier, Dr Christian Lehmann, Cécile Moutte, Dr Catherine Durazzi Duréault, Dr Jean Doubovetzky (médecin, auteur), Dr. Frédéric Pain, Gaëlle Gaudron, Dr. Bernard Rechatin, Dr. Bernard Elghozi, Dr Didier Joseph ; Gisèle et David Nadaud, Dr Jacques Rouillier ; Dominique Péhau, Erik Taillandier (les malades solidaires) , Kristin Couillaul, Dr Pierre Névians, ; Jean-Michel Gognet, Julien Dray (député PS) ; Loulou King-Veras (Pdt Délégué MNT Essonne) Philippe chaperon, Ali Abdelhadi, Isabelle Sacchetti, Eric Gestin, Nathalie De Benedittis, Dr Mady Denantes, Dr Gilles Lazimi, Dr Guillemette Dufour, Thierry Bour ; Hélène Mouillac ; Yvan Lubraneski ; Dr Bernard Becel, Dr Pascal Bonnet, Jacky Blay ; Hubert Lasserre ; Cyril Hutin, Dr Yves Paubert, Dr Catherine Dormard, Marie Rallius ; Guy Abisou ; Michel Frémond ; Dr Jean Pierre Geeraert, François Pesty, Dr Renaud Cazalis,; ...

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Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer
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