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comblement des joues : expériences ?

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maya



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MessageSujet: comblement des joues : expériences ?   Jeu 15 Mai - 9:55

Les techniques de comblement des joues

Depuis qq temps on ne jure que par le new fill , seulement le new fill semble etre 'operant' dans les cas de joues encore existantes
Pour 2 de mes amis on les a orienté directement sur la technique de coleman (operation avec anesthesie),

new fill : acide polylactique ; Produit de comblement utilisé en injection par les dermatologues pour remédier à la lipoatrophie du visage (au niveau des joues et des tempes) chez les personnes séropositives. Il est commercialisé sous le nom de new fill dans cette indication (remboursé) Sa prise en charge par l’assurance maladie est effective depuis décembre 2004, grâce au travail de lobby des associations de lutte contre le sida.

coleman technique de : autogreffe de tissu adipeux. Technique chirurgicale qui consiste à réinjecter sous anesthésie, dans les endroits atrophiés, de la graisse excédentaire prélevée sur la personne.

le choix de la technique depend de l'etat des "lieux."
Remboursement : pris à 100% en ce qui concerne l'operation en elle meme
mais il reste à votre charge : des photos faites à l'hopital et obligatoires (cout env.100euros) pour coleman.
je crois que ce serait intéressant d'en parler avec vos experiences
je crois interessant pour les autres de dire si vous en etes satisfaits
combien de temps le resultat perdure , combien de reajustements sont necessaires etc
et si vous avez eu des surprises avec les couts collateraux.

blabla
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ARTICLE Récent sur le sujet :
L’acide L-polylactique comme technique de comblement des lipoatrophies faciales chez les patients VIH+ sous trithérapie



Rédigé le 25 avril 2008


S’il est indéniable que les anti-protéases, prescrites dans le cadre des trithérapies, ont transformé le pronostic de l’infection par le VIH, elles sont par ailleurs responsables d’un certain nombre d’effets secondaires dont les lipodystrophies. Il existe plusieurs techniques de correction des lipoatrophies faciales dont l’injection d’acide L-polylactique, décrite dans le dernier numéro de la [i]Revue de Stomatologie et de Chirurgie Maxillo-faciale par les équipes de deux services de chirurgie maxillofaciale de Marseille.[/i]

Le syndrome de lipodystrophie est défini par l’association variable d’une accumulation de graisse (lipohypertrophie), d’une fonte de graisse (lipoatrophie) et d’anomalies métaboliques chez les patients infectés par VIH bénéficiant d’un traitement antirétroviral.
Les lipodystrophies qui seraient dues à une anomalie du stockage et du relargage des lipides se caractérisent par une nouvelle répartition des graisses associant :
une fonte de graisse faciale (au niveau des régions parotidiennes, pré-auriculaires, zygomatiques) donnant un aspect émacié très caractéristique du visage. Quatre grades sont distingués selon l’importance de l’atrophie ;
une fonte des graisses périphériques (au niveau des membres inférieurs rendant apparentes les veines superficielles et les loges musculaires tel « l’Ecorché » de Rouvière) ;
des dépôts graisseux centraux au niveau de la région dorso-cervicale (aspect de bosse de bison), de la paroi abdominale (pouvant simuler une masse hypogastrique), mais aussi de la graisse intra-abdominale (rétropéritoine, grand épiploon, mésocolon et mésentère). Ceux-ci sont responsables d’une augmentation de la circonférence abdominale et parfois de sensations de distension abdominale, de plénitude, de ballonnement.

L’ensemble de ces manifestations entraîne un aspect cachectique au niveau des membres et du visage et un aspect d’obésité au niveau de l’abdomen. La lipoatrophie faciale est socialement mal tolérée, pouvant conduire à un syndrome dépressif et remettant parfois en cause l’observance du traitement. Un comblement par l’acide L-polylactique (New-fill®), polymère synthétique, biocompatible et biodégradable en deux ans environ, peut améliorer considérablement l’aspect physique des patients concernés par ce problème. Il est indiqué dans le traitement des lipoatrophies faciales du patient VIH et a reçu en 2005 l’agrément pour un remboursement à 100 % dans cette indication.

Les contre-indications à l’injection d’acide L-polylactique sont l’allergie à l’un des composants, les dermatoses aiguës ou chroniques, les antécédents de cicatrices chéloïdes et les infections ou inflammations proches de la zone à injecter. Ce geste nécessite bien sûr au préalable l’avis de l’infectiologue traitant.

Le comblement par l’acide L-polylactique est une technique qui présente de nombreux avantages :
les oedèmes sont généralement peu importants ;
elle ne nécessite pas de prélèvement et le capital graisseux n’est pas un facteur limitant ;
le geste est rapide, en moyenne 20 minutes.

En ce qui concerne les résultats, cette étude montre que :
la correction est complète dans tous les cas de stade 1 ;
elle est incomplète dans 8% des stades 2, 34 % des stades 3 et 100 % des stades 4 .

En conclusion, l’injection d’acide L-polylactique semble être une solution adaptée à la correction des lipotrophies faciales. Il existe cependant d’autres techniques :
la réalisation d’autogreffes d’adipocytes selon la technique décrite par Coleman qui nécessite une réserve suffisante de tissu adipeux évaluée par la mesure du pli cutané, ce qui limite fortement son indication. De plus, cette technique est plus lourde et la correction est moins progressive dans le temps ;
l’acide hyaluronique qui n’apporte pas à terme un volume suffisant, il se résorbe très rapidement ;
les implants extractibles d’alkylimide (Bio-alcamid®) seraient également une alternative pour les formes sévères mais ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale.

Dans la presse scientifique : Comblement par l’acide L-polylactique des lipoatrophies faciales des patients VIH+ sous trithérapie G. Thiéry, O. Coulet, S. Adam, L. Guyot Revue de Stomatologie et de Chirurgie Maxillo-faciale, Volume 109, Issue 2, April 2008, Pages 103-105

Pour en savoir plus :
Rapport YENI (complications des antirétroviraux)



source : http://femmesida.veille.inist.fr/spip.php?article508
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