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ACT UP PARIS nouvelles présidentes : 2 femmes!

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maya



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MessageSujet: ACT UP PARIS nouvelles présidentes : 2 femmes!   Jeu 3 Avr - 13:16

PARIS, 2 avril 2008 (APM) - Marjolaine Degremont et Rachel Easterman-
Ulmann ont été élues dimanche co-présidentes d'Act Up-Paris, a
annoncé mercredi l'association de lutte contre le sida.

Les deux militantes succèdent à Hugues Fischer et Emmanuel Château,
co-présidents depuis fin mars 2006.

Bien qu'elles ne soient pas les premières femmes à présider Act Up-
Paris, leur élection intervient alors que l'association a co-organisé
fin novembre 2007 le colloque "Femmes et VIH", un thème dont elle a
fait le mot d'ordre de sa marche annuelle, à la veille de la Journée
mondiale contre le sida.

Agée de 50 ans, Marjolaine Degremont est la première femme
séropositive élue à la tête de l'association. Membre d'Act Up-Paris
depuis 1997, elle y a dirigé la commission femmes entre 1999 et 2001.

Interrogée par l'APM, cette sculpteure de profession a indiqué
qu'elle souhaitait "développer les dossiers femmes" qui souffrent,
selon elle, d'un déficit d'attention dans le domaine du sida.

"Les traitements ne sont pas bien adaptés, la recherche médicale ne
tient pas compte des femmes", a-t-elle expliqué, espérant interpeller
davantage les chercheurs sur cette question.

Parmi ses autres priorités, figure la question des franchises
médicales et de la revalorisation des minima sociaux, objets de la
manifestation "Ni pauvres ni soumis" samedi à Paris, qui comptait de
nombreuses associations de patients dont Act Up-Paris (cf dépêche APM
MHLCV001).

"Il y a également un travail à faire sur la prévention des
hétérosexuels, qui ne comprennent pas que le sida fait partie de leur
sexualité", estime-t-elle.

Marjolaine Degremont dit par ailleurs vouloir accentuer la lutte pour
les transsexuels", victimes d'"une psychiatrisation" et "dont
beaucoup sont séropositifs mais dont on ne parle pas".

Malgré sa volonté d'obtenir "des résultats concrets", elle a déploré
que l'"on n'ait pas le meilleur gouvernement pour cela".

L'association sera co-présidée par Rachel Easterman-Ulmann, âgée de
35 ans et membre de l'association depuis 15 ans, qui a notamment
occupé les fonctions de responsable de l'action publique et de vice-
présidente en 2004 et 2005.

C'est également en 2005 que Rachel Easterman-Ulmann a été l'une des
deux protagonistes du mariage de deux femmes organisé par Act Up-
Paris à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, rappelle l'association
dans son communiqué.

Les deux co-présidentes seront épaulées par cinq vice-présidents,
Cécile Cadu, Clémence Garrot, Pauline Londeix, François Berdougo-Le
Blanc et Frédéric Bladou, et par un trésorier, Sébastien Glandut.


Qui a dit qu'act up était figée sur les homos ? tongue
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MessageSujet: Marjolaine et Rachel , nouvelles presidentes act up paris   Sam 12 Avr - 10:03

QUESTIONS A...
Marjolaine Degremont et Rachel Easterman-Ulmann, nouvelles présidentes d’Act Up-Paris

« Une grande partie de notre activité sera de défendre nos acquis »


Sida Info Service (SIS) : Vous avez été élues coprésidentes d’Act Up-Paris le 30 mars dernier. Pourquoi une coprésidence ?

Rachel Easterman-Ulmann (RE) : La coprésidence est liée à l’histoire du groupe, à la façon dont Act up s’est petit à petit organisé. Il y a eu une première avec Emmanuel Chateau et Hugues Fischer. L’idée est de porter la charge à deux, de faire un travail d’équipe. Pour Marjolaine et moi, l’aspect symbolique est aussi important par rapport à nos personnalités et à nos parcours respectifs. Chacune va apporter ce qu’elle est, à l’association et à l’extérieur.

Marjolaine Degremont (MD) : Présider Act Up demande beaucoup de travail. Etant sculpteur et vivant à la campagne, je ne pouvais pas présider toute seule. De plus, Rachel n’est pas séropositive. Il était inenvisageable pour elle d’assumer seule la présidence. Nous sommes toutes les deux complémentaires.

SIS : Rachel, qu’apporterez-vous dans votre complémentarité avec Marjolaine ?

RE : Je suis depuis plus longtemps à Act Up que Marjolaine. Je connais donc toute l’histoire de l’association. Le fait que je sois homosexuelle aura aussi un rôle même si je ne veux pas jouer avec les clichés : je suis lesbienne, elle est hétéro. Toutefois, ma fierté d’être homosexuelle est très importante dans ma vie en général, pour le groupe et dans la lutte contre le sida. C’est une arme très importante. Marjolaine, elle, jouera sa propre partition.

SIS : Une femme séropositive à la tête d’Act Up, c’est une première. Trouvez-vous étonnant qu’il ait fallu attendre presque 20 ans pour y parvenir ?

MD : L’élection d’une femme séropositive aurait pu intervenir avant. Qu’elle ait lieu aujourd’hui est un hasard, un concours de circonstance. Ce sont deux militantes qui se trouvent là à ce moment-là. Mais n’oublions pas qu’Act Up est issu de la communauté homosexuelle. Au départ, Act Up, c’était quand même des hommes, avec une image assez violente. Pour ma part, je milite à Act Up depuis 1997, et je pense que j’aurais pu me présenter à la présidence il y a 10 ans. Rien ne l’empêchait à part que je n’assumais peut-être pas encore assez ma séropositivité. Parce qu’être présidente d’Act Up, c’est une charge énorme. Il faut assumer d’être séropo, accepter de passer dans la presse, porter la parole de la communauté, mener des combats…

RE : C’est une première à Act up et c’est aussi la première fois qu’une femme séropositive préside une association nationale de lutte contre le sida. Etonnant, peut-être, et en même temps assez représentatif de la place faite aux femmes dans la société comme dans les associations de lutte contre le sida. Les femmes subissent des discriminations au quotidien, en terme d’accès au travail par exemple. Par ailleurs, le sida a une image fortement rattachée à l’homosexualité plutôt qu’à l’hétérosexualité en général et aux femmes en particulier. Cette image a pu faire peur ou donner aux femmes l’impression qu’elles ne pourraient pas forcément y trouver leur place. Ce qui n’est pas vrai, bien sûr.

SIS : Les femmes seront-elles une question prioritaire ?

MD : Nous poursuivrons tous les combats d’Act Up, dont celui concernant les femmes. Vous savez, le mot d’ordre de la dernière journée mondiale contre le sida renvoyait aux femmes avec « Sida : bientôt la parité, à quand l’égalité ? ». Donc on continuera dans cette voie. S’il doit y avoir une grande nouveauté, elle concernera peut-être les transsexuels. Dans ce domaine le travail est énorme. On part de loin alors que pour les femmes, un travail a déjà été engagé.

RE : Notre objectif sera néanmoins d’améliorer concrètement la vie des femmes. Favoriser l’accès aux outils de prévention comme le préservatif féminin, la question du suivi ou des essais thérapeutiques. Nous essayerons aussi d’inverser certaines décisions prises sur les franchises médicales ou les allocations spécifiques comme l’AAH. Nous continuerons également à nous battre pour que le droit français soit vraiment appliqué, pour que les étrangers atteints de pathologies graves ne puissent plus être expulsés. Ce sont les grands chantiers. Ensuite, comme nous sommes toujours surpris par les décisions qui viennent de l’Etat, une grande partie de notre activité sera de défendre nos acquis et d’essayer aussi de gagner de nouveaux droits.

SIS : Quel regard portez-vous sur la militance sida aujourd’hui ?

MD : Elle est un peu fatiguée, tout le monde en convient. On n’est beaucoup moins nombreux qu’il y a dix ans. En même temps, les médicaments marchant assez bien, les séropos ont envie de reprendre une vie normale, de travailler ou non, en tout cas ils ne veulent plus entendre parler du sida. Des copains séropos me le disent : « On en à marre ! ». Quand nous étions complètement angoissés, qu’on devait mourir, la question ne se posait même pas. Au niveau de la communauté homosexuelle, la démobilisation est générale. Dans les milieux LGBT, le constat est le même. Les femmes et les trans sont donc en train de prendre le relais de ce qu’ont fait les pédés depuis 20 ans.

RE : Il est évident que les trithérapies ont changé la donne. Beaucoup de séropositifs sont retournés à une vie qu’ils n’espéraient plus. Après, le phénomène de démobilisation dépasse la lutte contre le sida. Le militantisme est une démarche difficile, qui demande des sacrifices, de s’investir. Plus spécifiquement, l’élection de Nicolas Sarkozy a peut-être anesthésié le militantisme. Même si nous nous en remettons un peu, ça a quand même été un coup de massue.

SIS : Tenterez-vous de remobiliser les gays ?

MD : Vous savez, s’ils n’ont pas envie de venir… Aujourd’hui les gays sont beaucoup plus attirés par l’individualisme et le plaisir. On ne peut pas les obliger. Comme le souligne Rachel, le militantisme nécessite d’avoir une conscience politique. Et comme on n’est plus dans l’urgence de la maladie. En fait, je pense plutôt mobiliser les femmes séropos. Mon élection permettra sans doute à certaines femmes séropos de venir à Act Up alors qu’elles n’auraient pas osé avant à cause de la représentation très masculine de l’association.

RE : Oui, bien sûr, plus que jamais. C'est un des grands chantiers d'Act Up. Nous avons en particulier pour cette année le projet d'un site de prévention gay qui mettrait à disposition, en traduction et analyse, les grandes enquêtes sur cette question. Notre participation à la Marche des Fiertés LGBT, à Paris, sera pour nous une occasion forte de nous exprimer sur le sujet.

Entretien réalisé par Alain Miguet pour Sida Info Service

source : http://www.sida-info-service.org/direct/une.php4
Le site d’Act Up-Paris

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MessageSujet: Re: ACT UP PARIS nouvelles présidentes : 2 femmes!   Jeu 17 Avr - 9:26

Revue de presse: «La tyrannie des minorités» => La semaine dernière, on pouvait apercevoir un peu partout dans les kiosques, ainsi qu'à travers des spots de publicité à la télévision, une bien drôle de une du magazine Marianne (05/04/08): «La tyrannie des minorités», titrait, d'une manière péremptoire l'hebdomadaire fondé par Jean-François Kahn. Venait ensuite une liste –ou plutôt un agrégat– quelque peu surprenante. En effet, on y trouvait: «les riches défiscalisés», «les caïds des banlieues», «les éléveurs de porcs bretons» et… «les ayatollahs gays»!

« La forme primitive et tragique du terrorisme sanglant »
Mais qu'est-ce que la rédaction de Marianne peut-elle bien entendre par là? Un journaliste évoque «l'érosion du fait majoritaire» qui s'ajouterait «au déclin de la globalité politique: la notion «d'intérêt national», ou même de «bien commun», tend à s'effacer». Pour Marianne, cette situation s'explique par le poids grandissant des minorités. Rien de moins! Et l'hebdo ne fait pas dans la nuance: «Si, dans la majeure partie du monde, la tyrannie des minorités continue de prendre la forme primitive et tragique du terrorisme sanglant, elle s'impose dans l'Hexagone par des méthodes de plus en plus pacifiques grâce à deux alliés principaux: le droit et les médias. À défaut de rassembler assez pour peser arithmétiquement, les intérêts minoritaires jouent de la «gonflette», en se cachant derrière le paravent d'associations qui savent pallier l'absence de membres par la collecte de subventions publiques que les élus n'osent pas leur refuser.» Bien sûr, dans cet article, on n'apprendra pas pourquoi, aujourd'hui, toute mobilisation politique a bien du mal à peser arithmétiquement…

«Un groupuscule de robespierristes gays»
Et dans un article annexe intitulé «Un groupuscule de robespierristes gays», un autre journaliste dresse un portrait paniqué de l'association Act Up: «Qui n'était pas d'accord avec Act Up était contre Act Up. Autant dire homophobe puisque très vite l'association s'est enracinée dans une identité «pédé séropositif» (…) une logique paranoïaque qui a justifié une agit-prop sans nuance dont le caractère «spectaculaire» ne pouvait que séduire les gogos toujours prompts à s'enticher des dernières «modes» (…) depuis quelque temps l'association préfère se recentrer exclusivement sur une imaginaire «communauté homosexuelle» dont elle prétend incarner tous les malheurs, les aspirations, les revendications.»
Ce journaliste aurait pu au moins mettre à jour ses fiches! Car Act Up-Paris vient d'élire à sa tête une femme séropositive, Marjolaine Degremont, 50 ans, qui explique au magazine Regards: «Au sein de l'association, mon implication s'est notamment focalisée sur les enjeux des femmes dans l'épidémie de sida, la prévention en direction des hétérosexuels et la nécessité d'une parole publique des femmes séropositives. Mon élection s'inscrit dès lors dans la continuité du travail que poursuit depuis de nombreuses années notre association sur la place des femmes dans l'épidémie. Une orientation qui s'est récemment concrétisée à travers le colloque «Femmes et VIH, où en sommes-nous 10 ans après» et le mot d'ordre de notre manifestation à la veille du 1er décembre 2007.» CQFD…



SOURCE /TETU
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MessageSujet: Re: ACT UP PARIS nouvelles présidentes : 2 femmes!   Sam 19 Avr - 18:10

Félicitations à ces nouvelles présidentes d'act up! une hétéro et une lesbienne, l'une seropo , l'autre seroneg....défendre les intérêts féminins y compris ceux des transexuels...troisième sexe ou assexués? question de mec ou de meuf, un trans est une femme donc????
Ce binôme actupien me renvoie à un profonde désorganisation du complexe oedipien.....en même temps; si nous les femmes étions restées à la maison à faire de la bonne bouffe vitaminée, on aurait peut être pas besoin de s'enfiler des tonnes de cachetons bourrés d'explosifs pour être indétectable...la tentation est grande de trouver un nouveau bouc émissaire, les homos hommes ont déjà payé le prix de la prévention....Ce qui me révolte dans ce militantisme là, c'est le peu de place accordée aux travailleuses du sexe, quand la police leur prend leurs préservatifs , pour les dissuader...ou le client qui paye pour un acte sans capote grrrr
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ACT UP PARIS nouvelles présidentes : 2 femmes!

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